Fonds de l'abbaye de Clairvaux

L’abbaye de Clairvaux est un lieu incontournable du patrimoine aubois. Présente depuis plus de 900 ans dans le paysage de Ville-sous-la-Ferté, elle a connu plusieurs évolutions au cours de l’histoire : d’abord abbaye, puis maison centrale, elle est aujourd’hui un lieu patrimonial d’exception.

Numérisés en 2015 à l’occasion de l’exposition Clairvaux, l’aventure cistercienne et des nombreux autres événements qui célébraient les 900 ans de l’abbaye, ces documents sont de nature diverse (rapports avec l’ordre de Cîteaux, abbés, dignités, livres de vêtures, personnel, spiritualité, locaux et mobilier, domaine, justice) et sont entrés dans les fonds publics avec les saisies révolutionnaires.

Seules les cotes 3 H 133 à 3 H 634 sont consultables à ce jour.

Découvrir l'histoire de l'abbaye

En 1115, Etienne Harding, l’abbé de Cîteaux, confie à Bernard (1090 – 1153, futur Saint Bernard) et 12 moines, la mission de fonder un monastère affilié au nouvel ordre cistercien au sud de la Champagne : la future abbaye de Clairvaux. Aujourd’hui il reste peu de traces de cet ancien monastère où l’abbé Bernard appliquait la Règle de saint Benoît (la recherche de Dieu à travers la prière, la lecture, le travail manuel, la charité, l’austérité et le silence).

Le développement économique et culturel du monastère entraîne la construction d’un nouveau monastère dès 1135 à 400 mètres de l’ancien. Plusieurs phases de travaux vont se succéder durant le Moyen-Age.

En 1250, 339 « filles » de Clairvaux sont recensées sur les 651 abbayes cisterciennes existantes, dont les trois quarts hors de France. L’abbaye de Clairvaux se démarque également par ses activités très rentables (élevage de porcs et de moutons, viticulture et pisciculture), par son patrimoine foncier considérable, et par sa bibliothèque. En 1472, un inventaire de cette bibliothèque dénombre 1121 ouvrages. Aujourd’hui, 1021 d’entre eux sont conservés à la médiathèque de Troyes.

Au XVIIIe siècle, l’abbaye change de visage : l’abbaye médiévale est démolie, à l’exception du bâtiment des convers et de l’église, dont la façade est reconstruite dans un style classique. Lors de la Révolution, l’abbaye est vendue comme bien national. Entre 1792 et 1808, ses bâtiments accueillent ainsi une papeterie et une verrerie.

En 1808, l’Etat rachète l’abbaye pour en faire une maison centrale. Les premiers prisonniers arrivent en 1814 et Clairvaux devient rapidement la plus grande prison de France. En 2016, la décision est prise de fermer la maison centrale, et le dernier détenu quitte Clairvaux au mois de mai 2023.

L’abbaye est inscrite au titre des monuments historiques en 1981, et depuis 1979 l’association Renaissance de l’abbaye de Clairvaux participe activement à la restauration, la préservation et l’ouverture du lieu au public.

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